Depuis de nombreuses années, les médias annoncent l’arrivée massive de touristes chinois. Cependant, il semblerait qu’ils se fassent attendre. En
effet, peu de touristes chinois ont pour l’instant été recensé par les différents organismes touristiques français. A cela s’ajoute le fait que les autorités françaises responsables de l’émission
des visas ne fournissent pas les chiffres d’acceptation de visas touristiques pour des Chinois. Les accords du 11 mars 2006 instaurant des agences réceptives autorisées à recevoir des touristes
chinois individuels auraient dû permettre une plus grande facilité d’accès de la France aux Chinois. Mais il n’en fut rien. Certes le nombre de touristes chinois passant nos frontières ne cessent
de croître mais il reste très minime.
Comment peut-on expliquer cela ? Plusieurs raisons s’additionnent pour empêcher le développement des touristes de « l’Empire du Milieu ».
- Peu d’agences réceptives agréées ont fait un travail de prospection vers la Chine (pas de traduction des documents, pas d’interprètes…) ;
- Difficultés pour avoir un visa à titre individuel en raison de la peur de l’immigration ;
- En séjour de découverte,
les Chinois visitent la moitié de l’Europe en 15 jours (les Européens ont le même comportement lors d’un premier voyage en Asie – pour information, en Chine, les séjours moyens comptent 7 villes
en 14 jours, là où 5 villes en 21 jours ne permettent que de voir 1% du pays et de sa culture) ;
- Tarifs encore très élevés des voyages ;
- Mauvaise réputation des voyages en France car pour faire des voyages peu chers en Europe, les prix sont tirés au plus bas et les prestations forcément de piètre
qualité ;
- La raison la plus importante est sociétale. Dans le cycle des touristes, les premiers endroits où vont les touristes
après l’ouverture de leurs frontières sont leur pays d’origine et leurs voisins (en l’occurrence, la Chine et l’Asie du sud-est pour les Chinois).
Cette invasion de millions de touristes chinois pourrait avoir lieu d’ici 5 à 10
ans SI et seulement SI les institutionnels du tourisme français y travaillent. En premier lieu, il faut créer un vrai site Internet en Chinois pour des Chinois (et non pas un micro-site
de traduction du site français) et traduire les documentations en chinois (et non pas en mandarin car le mandarin n’existe pas…). Cependant, cela coûte cher et les professionnels du tourisme
parlant et écrivant chinois sont rares.
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